Pour croire sans l’Église ou de l’être chrétien !

Le deuxième livre de Philippe Moga…

Philippe Mogapour croire

L’auteur sait que le monde du livre est un business, même chez les évangéliques… Et aujourd’hui, hélas, il vaut mieux écrire pour plaire ! Ce que l’auteur ne fait pas ; aussi il dénonce l’église en tant qu’institution et comme association, et la théologie en tant que système de pensée. Ce qu’il écrit se résume assez bien en ceci : Jésus Christ est vivant ! Aussi il invite l’ensemble des hommes à un renoncement vrai.

Le livre est difficile, le message pourrait être mal compris ! C’est qu’il faut bien saisir cette pensée qui veut comprendre les égarements et les difficultés que nous trouvons de partout dans la chrétienté d’aujourd’hui. Une pensée qui ne condamne personne, car elle juge dans le but de délivrer ! Il convient de placer l’ouvrage dans le contexte d’un auteur quelconque qui s’adresse à des lecteurs par pur souci religieux, mais assurément dans un souci qui peut venir de Dieu. Il faut être entier dans son entreprise, c’est pourquoi le titre de l’ouvrage a tout son sens.

pour croire sans l'église

L’ouvrage est divisé en 9 parties. Un avis au lecteur nous invite à la pratique d’un christianisme naturel, on y parle aussi de cette aventure sur la Toile où je me suis vu diabolisé et censuré par Michelle d’Astier de la Vigerie. Une introduction fait un exposé de ce que nous pouvons appeler la secte des évangéliques. Le croyant ce marginal nous présente les conditions d’un christianisme au-dessus de l’éthique, d’une religion qui doit se passer d’institutions. Le sens du destin compte les erreurs qui ont enfermé notre liberté sous une prescience divine, c’est une critique des maîtres protestants, de Luther, Calvin et Leibniz. La formation de la théologie analyse ce que les Pères de l’Eglise ont pris au fameux dialogue de Platon, le Timée, on y montre alors que la théologie vient des Grecs. Dieu aujourd’hui remet en cause les procédés qui ont décidé d’un canon fermé qui aurait tout dit. La vie d’artiste pour dénoncer un christianisme qui préfère la scène à la mort à soi-même. Une confession veut rappeler que l’auteur n’est pas mieux que les autres, mais qu’il expose ce qu’est le christianisme dans sa vérité. L’idiot fait le bilan du désastre évangélique et de ses dérives que nous connaissons aujourd’hui, et revient sur le mail et la censure. En guise de conclusion on trouvera une citation du philosophe Kierkegaard qui peut nous montrer un sens, et enfin on conviendra qu’il est mieux d’être un chrétien qui croit sans les siècles qui courent du Christ jusqu’à nous.

Un éditeur a trouvé cette attaque contre l’église trop direct, en fait il voulait trouver de quoi trier pour sauver l’institution. Mais il faut dire aussi que l’ouvrage n’épargne aucune école qu’elle soit protestante ou autre, et que ce qu’il dit au sujet des théologiens, des ADD et des évangéliques, n’a pas laissé les Editions Farel sans parti pris. Les protestants sont inquiétants et les évangéliques ne sont pas sérieux ! Ils veulent de la tiédeur, et encore plus de médiocrité, pour le dire vite ils veulent trier pour s’épargner absolument !

Il y a deux ans j’ai fait un site pour présenter mon premier livre La théologie éternelle, un livre libre de droits que j’ai laissé aux internautes. Aussi j’ai voulu que ce deuxième livre, Pour croire sans l’Eglise, puisse être téléchargé gratuitement au format PDF sur le même site. Ici j’en rappelle l’adresse : www.theoeternelle.org

La théologie éternelle

Je dirige les lecteurs qui veulent tourner de vraies pages vers TheBookEdition.com, vous pourrez commander le livre au format 14*21cm et le recevoir chez vous en quelques jours, mais c’est une formule qui force un coût bien que le prix du livre ne soit pas exagéré.

Le livre Pour croire sans l\'Église

Et maintenant commençons ensemble la lecture édifiante de ce petit livre qui veut dire beaucoup en peu de mots…

L’art et la manière !

L’apôtre demande aux hommes de croire que derrière la personne de Jésus-Christ se cache le Dieu vivant. C’est que la vraie situation se trouve dans l’abaissement du Dieu vivant et dans l’imitation de Jésus-Christ. Mais les hommes préfèrent admirer, ainsi des auteurs volent au secours de Dieu en habillant le Christ de couleurs et de fictions, de cette façon Dieu ne s’est plus tout à fait abaissé et du même coup son Christ nous devient familier.

Mais une situation qui n’exige pas la foi dans un renoncement n’accuse pas l’intelligence, et autrement on croit en pensant sa foi, on se repent de ses œuvres sans renoncer à l’intelligence qui les a toutes conçues. La raison s’économise, voilà tout ! Devant ce Dieu humilié l’homme tout entier doit se retourner, se renier et s’anéantir ! Dieu le premier nous montra le chemin, son chemin, sa croix, son fils. Mais on préfère concevoir les avantages que procure une religion, comme si Dieu allait s’inviter au théâtre pour applaudir les artistes et les comédiens !

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La nature fait l’art, elle est le modèle de l’artiste, de ce créateur qui est lui-même une nature. Là où il y a un corps on trouve une nature ; cette nature se lie à l’intériorité, les deux jouent ensemble ; mais c’est le vivant qui est en jeu. Ainsi l’art et le religieux vont ensemble, et il y aura toujours de l’art dans les mots. Cependant ce n’est pas l’admiration que nous cherchons, mais l’imitation de Jésus-Christ. L’art du fils de Dieu consistait en peu de chose, car c’est dans la faiblesse qu’il fut Dieu !

Martin Luther King

Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures. Genèse 3, 2-7

L’antisémitisme et la ségrégation fonctionnent car des imbéciles parlent de la même manière que le diable en Eden. C’est ainsi que des hommes privilégient telle race à telle autre, et que des ignorants raisonnent en noir ou en blanc.

Hitler aurait pu dire aux Allemands : Prenez le monde vous serez comme des dieux ! et on aurait connu la même guerre.

Par contre l’œuvre de Martin Luther King transcende les partis, les religions et leurs églises, car le pasteur noir a provoqué ces personnages qui jouent aux dieux , il a dénoncé l’homme-dieu, le règne du plus fort, et nous a invité au simple devoir d’être des hommes et des serviteurs à la fois.

Dans son livre La force d’aimer il dit : « La mort est inévitable. C’est une démocratie pour tous et non une aristocratie pour quelques-uns : les rois meurent autant que les mendiants, les jeunes meurent comme les vieux et les savants comme les ignorants. Nous ne devons pas craindre la mort. »

Paix à son âme !

 

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Martin Luther King , le 3 avril 1968

Le 3 avril, au Mason Temple (Church of God in Christ, Inc. - siège mondial), King fait le discours prophétique « I’ve Been to the Mountaintop » ( J’ai été au sommet de la montagne ) devant une foule euphorique :
« Ce n’est pas vraiment important ce qui arrive maintenant… Certains ont commencé à… parler des menaces qui se profilaient. Qu’est-ce qui pourrait m’arriver de la part d’un de nos frères blancs malades… Comme tout le monde, j’aimerais vivre une longue vie. La longévité est importante mais je ne suis pas concerné par ça maintenant. Je veux juste accomplir la volonté de Dieu. Et il m’a permis d’aller au sommet de la montagne ! Et j’ai regardé autour de moi, et j’ai vu la terre promise. Je n’irai peut-être pas là-bas avec vous. Mais je veux que vous sachiez ce soir, que nous, comme peuple, atteindrons la terre promise. Et je suis si heureux ce soir. Je n’ai aucune crainte. Je n’ai peur d’aucun homme. Mes yeux ont vu la gloire de la venue du seigneur ! »

 

Memphis, 4 avril 1968, 18h01

 

Il est 18h01, le 4 avril 1968. Martin Luther King est sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis, Tennessee, dans le sud des Etats-Unis. Ses dernières paroles sont au musicien Ben Branch : « Ben, prévois de jouer Precious Lord, Take My Hand (Seigneur, prends ma main) à la réunion de ce soir. Joue-le de la plus belle manière ». Ses amis à l’intérieur de la chambre du motel entendent des coups de feu et courent sur le balcon pour trouver Martin Luther King abattu d’une balle dans la gorge. Il est déclaré mort au St. Joseph’s Hospital à 19h05. L’assassinat provoque une vague d’émeutes raciales dans 60 villes des États-Unis (125 au total) qui font de nombreux morts et oblige l’intervention de la garde nationale.

Søren Aabye Kierkegaard (5 mai 1813 - 11 novembre 1855)

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Les premiers témoignages sont toujours intéressants pour comprendre l’homme et son œuvre, car par la suite beaucoup d’auteurs voudront détacher Kierkegaard du christianisme, ce qui est en vérité tout à fait impossible à accomplir. En fait nos modernes s’épuisent en vain dans la caricature. Mais voici ce que j’ai trouvé dans Le Correspondant de 1856, un recueil périodique français de l’époque du philosophe :

Parmi les modernes réformateurs du Danemark, il en est un qui mérite une place à part : nous voulons parler du docteur Sœren Aaby Kierkegaard, mort il y a un an environ. Etranger aux divisions des partis, il portait dans les questions religieuses toute l’ardeur et tout l’enthousiasme de son esprit. Il avait un sentiment profond de la grandeur du christianisme et de la perfection de l’Evangile, et il souffrait de ne pas voir réaliser autour de lui le magnifique idéal qu’il s’en était formé. Ce fut sous cette impression qu’il déclara au Luthéranisme officiel et à ses ministres une guerre incessante et acharnée. Nul n’osa répondre à ses attaques, tant on les reconnaissait fondées ; et, dans les derniers temps de sa vie, une immense popularité s’attacha à son nom. La mort, qui l’a surpris de bonne heure, a laissé son œuvre inachevée ; mais, en parcourant ses écrits, il est permis de croire que, s’il avait vécu davantage, la vérité religieuse absolue aurait conquis cette belle âme qui se sentait étouffer dans l’atmosphère du protestantisme, et qui cherchait un ciel plus pur, plus de lumière et de plus vastes horizons.
Le Correspondant, 1856, dans Bibliographie Allemande.